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La hand range, une lecture délicate mais indispensable
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SUJET: La hand range, une lecture délicate mais indispensable
La hand range, une lecture délicate mais indispensable il y a 14 ans, 5 mois #49929
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Source : Pokernews
Auteur : Kipik Je voudrais parler d’une main jouée par un joueur avec qui je discute beaucoup en ce moment. Cette main présente de nombreux intérêts stratégiques. Elle nous amène cette semaine à aborder certains raisonnements «avancés» en matière de lecture du jeu adverse. Pour résumer, tentez de comprendre quel effet une mise ou une relance peut avoir sur la range adverse et comment la réponse modifie à nouveau les choses. Cela demande quelques efforts. Mais qui en valent la peine... **** La main se joue sur une table de six joueurs et notre «Héro», en premier de parole, relance classiquement avec ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() A première vue, la main m’a semblé banale. Héro a une énorme main. Il se retrouve au flop avec overpair (paire au-dessus du flop) et tirage quinte par les deux bouts. Time to gamble, baby ! Ou pas… On respire un grand coup et on réfléchit Pour l’instant, la seule chose à laquelle nous avons réfléchi, c’est notre main. En apparence un monstre… Intéressons-nous un peu à ce que peut avoir notre adversaire. Vilain est un joueur très serré Vilain surelance (3bet). Et, plus encore, il 3bet un joueur en début de parole. Si notre image n’est pas celle d’un maniaque, Vilain a ici une hand range (son éventail de mains possibles) très étroit. Probablement quelque chose du genre paire de Dames et mieux ou As-Roi : {QQ+, AK}. Contre un tel range, notre paire de Valets est toujours devant (55/45%). Reste un souci : cela suppose que Vilain ait opté pour une mise de continuation avec ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Vilain est toujours serré mais plus agressif. Disons qu’il ne tient pas trop compte de notre position et décide de surelancer sa range standard de 3bet pour value {99+, AQ+}. Au flop, notre équité a joliment augmenté : 59/41%. Certes, il a touché potentiellement quelques brelans mais l’essentiel de sa range est constitué de gros As qui n’ont pas amélioré. Si on imagine toutefois qu’il abandonne encore ses As-Roi, on en revient encore et toujours à un coinflip. La grosse inconnue dans cette situation sera sa capacité à poursuivre plus avant avec ses As-Dame (s’il imagine avoir deux overcards et tirage quinte) ou à les abandonner (risque de brelans, ses cartes au-dessus du flop seront rarement toutes vivantes, de même pour son tirage quinte). Dans le doute, imaginons qu’il ne poursuit avec ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Vilain joue un jeu nettement plus large Si vilain est un joueur large et agressif, sa range va évidemment s’ouvrir. Et notre équité au flop va progresser d’autant. On peut facilement se retrouver à jouer un 60/40%. En tout cas, là encore, en théorie. Parce que, en pratique, si Vilain nous donne de l’action ensuite, sa range va évidemment se «resserrer». Même s’il poursuit cette main avec une range aussi large que {88+,ATs-AJs, 67s-QJs}, notre équité contre sa range est nettement moins excitante qu’on pourrait l’imaginer : notre ![]() ![]() Nos actions changent la range de notre adversaire Certes, notre ![]() ![]() Relancer parce qu’on est favori est un concept erroné. C’est pourtant ce que vous pourrez lire dans de nombreux livres sur le poker… qui commencent sérieusement à dater. On relance essentiellement pour deux raisons : pour prendre plus d’argent à des mains qu’on domine (raise pour value); ou pour faire coucher des mains qui nous dominent (bluff raise). Dans le cas de notre ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Si on raisonne sur notre seule main, qui peut nous sembler un monstre (overpair + tirage quinte), notre désir devrait être grand de mettre le maximum de jetons en jeu au flop. Hélas, la situation est nettement plus complexe. Notre action (relance) va modifier l’éventail de mains possibles de notre adversaire au point que, plus on va chercher à mettre d’argent dans le pot, plus la range adverse nous sera défavorable. Tout ce qu’une relance produit ici, c’est d’amener notre adversaire à coucher des mains comme ![]() ![]() ![]() ![]() Dans la tête de notre adversaire Le joueur en premier de parole relance et on décide de le surelancer. Il paie notre 3b et le flop vient ![]() ![]() ![]() Si notre adversaire est un joueur très large, capable de relancer et payer préflop avec de nombreux As moyens ou des connecteurs assortis, ce flop va se connecter avec énormément de ses mains. Il y aura certes quelques ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() La situation est évidemment encore moins favorable si le relanceur initial est du genre serré. Mis à part les cas où nous aurons ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Dès qu’on se met dans la situation du joueur qui a surelancé et fait face à une relance de sa mise de continuation, on comprend mieux à quel point la relance au flop bouleverse la situation. Que l’on se retrouve contre un joueur large ou serré, la situation vire au cauchemar même avec une main comme ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Prenez du recul pour voir le tableau dans son ensemble J’ai déjà eu l’occasion de discuter dans mes chroniques des situations way ahead/way behind (largement devant ou largement derrière). Sans être réellement une situation de ce type, cette main y ressemble beaucoup sur certains points. Plus vous allez mettre d’argent rapidement dans le pot, plus vous allez jouer contre une range qui vous est défavorable. Et ce, que vous soyez le relanceur initial ou le surelanceur. Si vous ne vous intéressez qu’à votre main, vous allez passer à côté de la complexité de la situation. Et vous vous retrouverez généralement à risquer votre tapis dans une situation extrêmement défavorable… sans même vous en rendre compte. Raisonner en termes de hand ranges permet de mieux percevoir la réalité de la situation : vous êtes peut-être devant mais, si les choses s’emballent, vous serez certainement derrière. Comment, du coup, jouer ce flop ? Une première solution, si vous êtes le relanceur initial avec ![]() ![]() ![]() ![]() Il faut beaucoup de discipline pour coucher ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Payer le flop pour réévaluer la situation au turn est aussi une option envisageable, notamment si votre adversaire est du genre à systématiquement faire une mise de continuation. Il est extrêmement douteux qu’il mise une seconde fois avec ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Il est donc possible de payer le flop en espérant que l’action ne se développe pas plus loin. Notre main dispose tout de même d’une assez bonne valeur et dispose de quelques cartes pour prendre l’avantage. Il faudra évidemment abandonner au turn si notre adversaire poursuit son agression et qu’on améliore pas (brelan ou overpair légèrement surjouée). Mais si celui-ci est légèrement craintif, ou au moins attentif, on peut espérer voir la river gratuitement (ou devoir payer un prix acceptable, certains joueurs ayant tendance à poursuivre l’agression mais pour un faible montant qui traduit leurs craintes). On peut éventuellement décider de transformer notre main en bluff au turn, notamment quand notre adversaire va choisir de miser une seconde fois mais pour un montant assez faible. Ça n’est toutefois pas une option que je recommanderais si vous jouez des tables à faibles enchères où il est très peu probable que vous fassiez jamais se coucher une main comme ![]() ![]() Que faire si vous êtes le surelanceur ? La question est aussi intéressante si on inverse les rôles. Que faire avec AQ+ si vous êtes le surelanceur ? Ici, je dirais que le plus simple est généralement le mieux. Le flop est horrible pour votre main. Il « touche » par contre énormément de la range de votre adversaire. Inutile de s’enfoncer plus avant dans cette main. Si votre adversaire est du genre passif, il va généralement checker à son tour une bonne partie de sa range comme ses petites paires et ses ![]() ![]() ![]() ![]() C’est évidemment plus intéressant si vous avez une grosse paire (QQ+). Comme on l’a vu, si notre mise de continuation se heurte à une relance, notre équité va s’effondrer même contre un joueur large et agressif. Malheureusement, entre la surelance préflop et notre mise au flop, il y aura généralement trop d’argent dans le pot pour abandonner notre overpair (surtout si on considère la possibilité d’un bluff ou semi-bluff à tirage. Même si notre adversaire se contente de payer au flop, il va falloir réévaluer notre équité à la baisse (il sera difficile d’espérer avoir plus de 40% même sur un ![]() Si votre mise ne peut faire face à une relance, ou si cette relance vous oblige à jouer une situation défavorable sous prétexte que le pot est trop gros, alors la mise de départ était probablement une mauvaise idée. Réfléchir en ranges : délicat mais indispensable Bien sûr, votre lecture de l’adversaire, la compréhension de son jeu, de ses tendances, va jouer un rôle majeur dans votre décision quant à la stratégie à adopter. Et vous allez parfois vous tromper. Mais ce n’est pas bien grave. Si vous avez correctement analysé la situation, si vous avez pesé le pour et le contre en fonction des mains que pouvait avoir votre adversaire (hand range), alors vous avez pris une décision réfléchi. Et l’erreur sera toujours moins grande que si vous vous étiez contenté de regarder votre main. Un obstacle de taille : le temps disponible. Impossible, évidemment, en 15 ou 30s, de procéder à tous les calculs nécessaires. Mais c’est là que le travail théorique, hors table, fera la différence. Le joueur occasionnel devra se contenter d’une réflexion brute. Mais, si vous êtes plus de ceux qui cherchent à améliorer leur jeu, à progresser, alors je vous recommande de vous entraîner en analysant, après coup, vos parties. Au lieu de regarder rapidement les mains jouées, arrêtez-vous sur une ou deux mains plus «dramatiques». Essayez d’attribuer à chaque joueur une hand range. Réfléchissez à comment ces ranges évoluent au fur et à mesure que l’action se développe. L’important, avec ce genre d’exercice, est de le faire régulièrement. D’habituer votre cerveau à un mode de réflexion pour lequel il n’est pas, naturellement, très doué. Cela demande quelques efforts. Mais qui en valent largement la peine… |
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La hand range, une lecture délicate mais indispensable il y a 14 ans, 5 mois #49931
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merci Sesky
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Ca y est, je suis allé chercher ma ventrale et je l'ai touchée !!! O que c'est bon!!!!
En vrai, au flop je float, turn sa mise est insignifiante et j'ai un tirage flush et river magique : quinte papa !!!!!! A refaire... |
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